Le principe est simple
: 200 places dans un avion et environ
220 places vendues. Pourquoi ? Parce que
ces 20 personnes, selon les statistiques,
ne se présenteront pas à
l’embarquement. Et ces 20 places
coûtent cher au transporteur. Aussi,
bon nombre de compagnies acceptent de
payer des compensations aux passagers
débarqués. Première
obligation : offrir un remboursement immédiat
du billet ou proposer un acheminement
dans les meilleurs délais. Aces
deux possibilités s'ajoutent des
indemnités : 75 € pour un
vol de moins de 3500 km, 150 € au-delà
et si la durée d'attente entre
le vol initial et le réacheminement
proposé se situe entre deux et
quatre heures, 300 € au-delà
de 3500 km et pour un départ au
minimum quatre heures plus tard que prévu.
Enfin, les tribunaux ayant volontiers
la main lourde, on peut assez souvent
obtenir un remboursement du billet associé
à un acheminement ultérieur.
l'ensemble des frais de vie sur place
(nourriture, hôtel, transports locaux...),
dans l’attente du rapatriement,
sont à la charge de la compagnie
aérienne.
Si vous n'avez pas négocié
au comptoir d' embarquement, rien n'est
perdu. Adressez une lettre recommandée
à la compagnie avec la copie du
billet d'origine (généralement
fourni à l’achat) et le talon
de la carte d'embarquement. Conservez
les preuves de votre séjour sur
place. Si vous avez pensé à
les noter, mentionnez le nom de l’agent
de comptoir ou des témoins.
Pour en savoir plus : Fédération
nationale des associations d'usagers des
transports (FNAUT), Paris (14'), 01.43.35.02.83